Dossier : Les mycoses vaginales, comment les éviter ?

Mycose vaginale
by @renderburger

Je ne pense pas exagérer en affirmant qu'on a toutes déjà vécu cette expérience désagréable. Ces démangeaisons insupportables, qui vous prennent à n'importe quel moment et qui vous donnent envie d'abandonner dignité, pantalon et culotte pour vous gratter frénétiquement la vulve !


Pendant des années, je ne me suis pas dépêtré des mycoses vaginales, j'en faisais à répétition, enchaînant crèmes, ovules, antibiotiques, périodes de répit ... avant qu'elles réapparaissent à nouveau.


Elles m'ont gâchées la vie en compliquant mes rapports sexuels, en affectant ma confiance en moi. Elles m'ont amenées à me poser mille questions (ai-je un problème de santé ? est-ce que mon hygiène intime est mauvaise ? est-ce que l'odeur est perceptible à travers mes vêtements ? je me suis même demandé si ce n'était pas mon homme qui me trompait et m'avait ramené une MST ! ).

Des gynécologues, j'ai dû en voir 7 ou 8 en 10 ans ! À part me traiter en ovules et antibiotiques, aucune autre alternative ne m'était proposée. C'est en me documentant sur le sujet auprès de praticiens en médecine douce, en cherchant des solutions naturelles, et surtout en comprenant d'où viennent les mycoses et comment les éviter, que je me suis débarrassée de ce problème (on n'est mieux servi que par soi-même ! )


Je vous ai concocté ce dossier qui reprend les bases qu'on devrait toutes apprendre, dès notre plus jeune âge, pour éviter au maximum d'être touchée.


Prêtes à en découdre avec les mycoses vaginales ?


COMMENÇONS PAR LE DÉBUT : QU'EST-CE QU'UNE MYCOSE ?

Ce sont des infections bénignes provoquées par des champignons microscopiques ( le plus souvent le Candida Albicans ) qui se développent au niveau de la vulve et / ou du vagin. C'est une infection courante, qui n'est pas grave, ni dangereuse, mais qui doit être traitée.


QUELS SONT LES SYMPTÔMES ?


Si vous cochez certaines de ces cases, il y a de fortes chances que vous ayez une mycose:

- Démangeaisons

- Brûlures

- Inconforts du vagin et / ou de la vulve

-Pertes plus abondantes, blanchâtres, épaisses, malodorantes (qui font penser à du lait caillé)

- Douleurs lors des rapports sexuels

- Boutons

- Lésions suintantes



COMMENT LES ATTRAPE-T-ON ?


Le champignon Candida Albicans est présent naturellement dans notre vagin. Ce qui provoque la mycose, c'est la prolifération de ce champignon lorsque votre flore vaginale est altérée. Et cela arrive pour plusieurs raisons, auxquelles on ne pense pas particulièrement :


- l'utilisation d'un savon trop agressif (parfumé, au PH élevé)

- la prise d'antibiotiques

- certaines pilules contraceptives

- une toilette intime trop invasive (douche vaginale)

- le port de protège-slip asséchant la vulve

- le diabète

- la grossesse

- la présence d'une IST (infection sexuellement transmissible)

- une baisse de l'immunité


SONT-ELLES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ?


Ce n'est pas une MST. En revanche, la femme peut la transmettre à l'homme, cela ne se développera pas particulièrement chez lui, c'est même très possible qu'il ne s'en rende pas compte (oui la vie est injuste ! ).

Par contre, il y a un risque qu'il vous la transmette à nouveau (c'est clairement ce qu'il m'est arrivé pendant plusieurs années, avant qu'un gynécologue ait la bonne idée de me dire que mon partenaire devait être traité même s'il n'avait aucun symptôme).


COMMENT LES ÉVITER ?


Voici une liste de bonnes pratiques. L'idée n'est pas de tout suivre à la lettre, mais de mettre en place les habitudes qui vous paraissent simples à adopter, je vous promets que vous verrez déjà une différence !


1. Adoptez les bons gestes de toilette intime


Il faut savoir que la flore vaginale est composée de bonnes bactéries utiles à son équilibre. Le nettoyage interne se fait naturellement, c'est pourquoi, l'eau suffit à la toilette intime de la vulve. L'utilisation excessive du savon peut amener à déséquilibrer cette flore en détruisant les bonnes bactéries. Au final, à vouloir trop nettoyer, on fragilise son immunité naturelle.


- Ne pas se laver la vulve tous les jours au savon, vous pouvez le faire 2 fois sur 3 à l'eau claire uniquement


- Utiliser un nettoyant intime neutre, ou alcalin (sans parfum ni savon si possible)


- Laver les parties externes uniquement, éviter les douches vaginales (le vagin s'auto-nettoie seul)


2. Tout ce qui touche votre vulve doit être le plus sain possible


C'est la porte d'entrée des infections. Tout ce qui est parfums, produits irritants voir toxiques, va déséquilibrer votre flore vaginale, favorisant ainsi la prolifération de mycoses.


- on se débarrasse du papier toilette coloré et parfumé (très irritant)


- on évite le port de protège-slip quotidien qui va assécher vos muqueuses (pire s'il est parfumé)


- on arrête les lingettes intimes parfumées, déodorants intimes ou autres poudres et parfums pour le sexe. Si l'odeur de votre sexe vous dérange, rincez-le à l'eau (mais n'oubliez pas que c'est une odeur corporelle naturelle)


- les strings c'est beau mais ça frotte et ça fait macérer. Alors, pas question ici de remplacer toute votre lingerie par des grosses culottes épaisses en coton, mais pensez à alterner avec des sous vêtements en coton de temps en temps, votre minou vous remerciera.


- On évite l'épilation intégrale. Je ne vous demande pas de laisser tous vos poils, mais pour maintenir votre équilibre et les défenses naturelles de la flore vaginale, il faut un juste milieu entre sécheresse et humidité au niveau des poils pubiens. Si on enlève tout, plus de barrière naturelle, on laisse la porte ouverte aux infections.


- les slims, skinnys sont tellement serrés qu'ils étouffent la vulve et provoquent une macération. Alternez avec des vêtements plus amples de temps en temps.



3. Des réflexes simples


On maintient la vulve au sec

- Après un rapport sexuel, un petit tour aux toilettes pour uriner et rincer les sécrétions de vos ébats (cela évite une macération humide propice aux infections)


- Après la plage, la piscine, le sauna ... on ne garde pas son maillot mouillé des heures


- Après votre douche, on veille à sécher sa vulve en tapotant avec une serviette propre et sèche (ne pas frotter)


Si on prend des antibiotiques

Les antibiotiques sont efficaces car ils éradiquent les bactéries. Malheureusement, ils tuent les mauvaises bactéries, mais aussi les bonnes. Ce qui fait que vous avez un fort risque de récidives puisque vous êtes privées de ces défenses immunitaires naturelles (c'est un cercle vicieux dans lequel j'ai été pendant 10 ans).


Alors comment on fait ?

- on évite les antibiotiques en essayant les traitements naturels (article à venir sur ce sujet), pour stopper l'effet rebond.


- si on doit prendre des antibiotiques, on fait en parallèle une cure de probiotiques (bactéries bénéfiques pour la santé) afin de soutenir votre flore vaginale et éviter l'effet rebond (disponible dans toutes les pharmacies)


On lave ses culottes infectées

Les mycoses peuvent persister dans vos sous-vêtements et peuvent vous recontaminer.


- lavez vos culottes infectées à haute température


- passez un coup de fer à repasser pour leur régler leur compte une bonne fois pour toute!


On évite les rapports pendant la mycose et on traite son compagnon


Comme évoqué plus haut, votre partenaire peut-être contaminé sans avoir aucun symptôme visible. Si vous vous soignez et que lui ne le fait pas, il vous recontaminera.


Si on lave ses toilettes à la javel, on rince juste après


La javel tue tout ! Vos bonnes et mauvaises bactéries. S'il vous reste un résidu sur votre cuvette ou lunette de toilette, soyez assurée que cela fragilisera votre flore vaginale.

En ayant tout cela en tête, j'ai eu un déclic et ai changé certaines choses dans ma vie. Je n'ai pas adopté toutes ces bonnes habitudes d'un coup, j'ai conscience que cela peut faire beaucoup, mais petit à petit, j'ai mis en place de bons réflexes, et les choses se sont nettement améliorées.

4. Mon expérience

- J'ai commencé par changer de pilule au profit d'une micro-dosée (à l'époque, je ne me sentais pas prête à arrêter la contraception hormonale). J'ai très rapidement fait moins de mycoses.


- Puis j'ai associé systématiquement ma prise d'ovules et antibio avec des cures de probiotiques (la aussi, moins de récidives).


- Enfin, j'ai mis en place la série de conseils ci-dessus (bon sauf les slims, j'en ai toujours quelques uns), mais SURTOUT, je me suis soignée naturellement, et ça, ça a fait toute la différence (article à venir : comment soigner naturellement une mycose vaginale) ! Aujourd'hui, c'est rare que j'attrape une mycose, je me sens libérée de ce problème qui me gâchait la vie !


J'espère que cet article vous aura appris plein de choses

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